Diocèse de Rouyn-Noranda

Extrait du site Web

La parole est à Monseigneur

« Du goût à ta vie »

18 février 2014

C’est le thème choisi, cette année, pour souligner la Journée mondiale de prière pour les malades. Cette journée spéciale fut instituée en 1992 par le pape Jean-Paul II et fixée au 11 février pour correspondre à la fête de Notre-Dame de Lourdes.

« Du goût à ta vie » vient souligner la dignité de chaque personne, même malade et souffrante. Il n’est aucunement juste de parler de dignité humaine pour ne qualifier que les bien-portants. La qualité de l’être humain traverse l’entièreté de toute vie, depuis sa conception jusqu’à son terme. Et les malades ne deviennent pas indignes dans leur humanité parce qu’ils sont atteints dans leur santé.

Entrer dans la vie, c’est chercher à savourer chaque moment qui nous est offert, et aussi à communiquer aux autres le goût d’aimer et de se donner, source de plénitude et de sens. Du goût à ta vie ! Quand quelqu’un te contacte, il doit pouvoir dire : « ça goûte bon ! » puisqu’il a expérimenté une qualité de présence, une amitié, une solidarité et du respect. La journée de prière pour les malades nous donne l’occasion de garder vivants tous ces liens essentiels avec les personnes atteintes dans leur santé. Elles ont spécialement besoin de nous, surtout dans ces périodes de fragilité qu’elles traversent. On dit que la solitude accroît durement la souffrance.

Le Saint-Père François, en novembre dernier, a invité les malades à se sentir insérés « à plein titre dans la vie et la mission de l’Église. Vous y avez un rôle particulier, en paroisse comme dans tous les autres espaces ecclésiaux. Votre présence... et votre prière, l’offrande de vos souffrances en union au Crucifié participent au salut du monde. Elles sont une richesse spirituelle pour la communauté ecclésiale tout entière. N’ayez aucune honte d’être ce trésor pour l’Église. »

À l’occasion de cette journée spéciale, au nom de notre Église, je tiens à exprimer ma gratitude et mon admiration à toutes les personnes qui œuvrent auprès des malades : les médecins, les infirmières et les infirmiers, les personnes chargées de l’animation pastorale dans les centres de santé, les préposées, toutes celles et tous ceux qui accompagnent les malades et leurs familles, les bénévoles. Vous protégez la vie et vous donnez du sens et du goût à ces milliers de sœurs et de frères atteints dans leur santé. Aux malades et aux souffrants, ma solidarité et ma compassion vous sont assurées. Je prie pour vous comme je vous invite à prier pour moi.

Une chronique de Mgr Dorylas Moreau publiée dans L’Église de Rouyn-Noranda, vol. 14, no 6, février 2014.

Haut de la page

Flux RSS 2.0 | Nos coordonnées | Plan du site | Crédits | Espace privé | License Creative Commons