Diocèse de Rouyn-Noranda

Extrait du site Web

Renelle Lasalle devient missionnaire

6 décembre 2010

Le 7 septembre 2010 a commencé pour moi une nouvelle étape dans ma vie. En effet, j’ai pris la route de Val-d’Or pour aller vivre ma mission d’accompagnatrice spirituelle auprès des Algonquins vivant dans deux communautés voisines, lac Simon et Kitcisakik.

Mais comment m’est venu l’appel ? C’est au cours de ma retraite annuelle de 2005 que j’ai ressenti cet appel intérieur à œuvrer auprès des autochtones. En lisant tout à fait par hasard un article de journal portant sur le désespoir des jeunes de la réserve Opitciwan, j’ai été émue jusqu’au plus profond de mes entrailles.

Dans les mois qui ont suivi, une série d’événements providentiels ont fait grandir en moi cet appel. En novembre 2006, une émission à Radio-Canada intitulée Kitcisakik, le dénuement, me fit connaître les conditions de vie tiers-mondistes des gens de ce village amérindien situé sur le territoire du diocèse de Rouyn-Noranda, à seulement 174 km d’Amos.

Les sœurs des Saints-Coeurs de Jésus et de Marie

par Maurice Descôteaux

Renelle Lasalle est une religieuse des Saints-Coeurs de Jésus et de Marie. C’est ce que signifient les lettres ss.cc.j.m. que vous trouverez à la suite de son nom. Cette communauté n’est peut-être pas très connue dans notre diocèse. Elle a été fondée en France en 1853 par la vénérable Amélie-Virginie Fristel. Elle s’établira en Nouvelle-Écosse en 1891, puis à Joliette en 1903.

À l’origine, la communauté s’engage dans les soins hospitaliers aux pauvres. La mission originale de ces sœurs consiste à se dévouer dans des services de santé et d’enseignement. Si aujourd’hui elles ne sont plus en mesure d’initier de nouveaux services, elles choisissent de collaborer avec des partenaires dans des lieux missionnaires.

Les religieuses des Saints-Coeurs de Jésus et de Marie se dévouent auprès des personnes qui vivent un deuil. Elles ont formé aussi Groupe populaire, un organisme sans but lucratif, qui s’adresse à tous les groupes d’âge et à toutes les classes sociales. L’objectif consiste à créer un milieu de rencontres favorable à l’échange en brisant l’isolement qui affecte tant de gens dans nos sociétés.

Les sœurs ont également créé la Fondation Carré-St-Louis de Joliette qui, utilisant la Maison Provinciale des Sœurs, offre une vaste gamme de services, notamment d’accueil et de soutien.

L’appel intérieur s’est finalement concrétisé. D’abord à la suite de la demande de trois groupes de jeunes blancs de la région de Montréal et de la Montérégie qui désiraient vivre une expérience amicale avec une communauté autochtone. J’ai donc préparé des petits stages pour ces jeunes et j’y ai participé moi-même pendant quatre ans.

Puis, au début de juillet 2010, j’ai eu l’occasion d’y retourner avec une jeune sœur Malgache et les jeunes de Salut ! Terre (n.d.l.r. Salut ! Terre est un lieu de suivi au sacrement de la confirmation pour les jeunes de 11 à 17 ans) pour la préparation des enfants à la première communion et à la confirmation.

C’est de là que l’évêque d’Amos, Mgr Tremblay, et l’évêque de Rouyn-Noranda, Mgr Moreau, m’ont demandé pour être accompagnatrice pastorale auprès des communautés algonquines de leurs diocèses.

Voici un groupe de jeunes communiants de 2010 d’une communauté algonquine du diocèse.

Un article de Renelle Lasalle, ss.cc.j.m. publié dans L’Église de Rouyn-Noranda, vol. 11, no. 4, décembre 2010.

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