Diocèse de Rouyn-Noranda

Extrait du site Web

La parole est à Monseigneur

« Va, ta foi t’a sauvé »

21 novembre 2012

La foi est un don, une grâce, une faveur. Quand je prends conscience de cette réalité, je suis navré de rencontrer des gens qui, honnêtement, veulent croire et avouent cependant ne pas en être capables. Ce qui est pleine clarté ou évidence pour les uns devient ténèbres ou mystère insoluble pour les autres. Nous pouvons alors mesurer davantage la grandeur et la beauté de ce don de la foi.

« Va, ta foi t’a sauvé », dit Jésus à l’aveugle Bartimée qu’il vient de rencontrer. Comme si c’était justement par le seul fait de croire qu’il était guéri. En plusieurs épisodes de l’évangile, nous assistons à une semblable compréhension.

J’estime plutôt que ce qui guérit et transforme le blessé, le malade ou le mourant, c’est la RENCONTRE avec le Christ vivant qui prend le temps de s’arrêter devant l’être en besoin et en désir. Le désir de Dieu nous met en contact avec Jésus. Et la foi attise ce désir au point de créer et de faire réaliser la rencontre personnelle avec le Dieu vivant. La guérison d’une personne, la libération ou le salut peuvent se réaliser quand il y a rencontre dans la foi conjuguée à la puissance du geste de Jésus Sauveur. Nous savons très bien que la gratuité de l’amour n’est jamais exclue de tout événement de libération. Quand tous ces éléments sont réunis et alimentés par la prière, l’impossible devient possible.

Que nous en ayons conscience ou non, que nous en voyions les signes ou non, nous croyons que le projet de Dieu est toujours en cours de réalisation. L’Esprit Saint, dont l’action est mystérieuse et souvent imperceptible, est à l’œuvre en toute situation humaine. Il produit toujours la vie. L’arbre pousse, la pâte lève et la libération s’accomplit. Ce qui me reste à faire - et ce n’est pas rien - c’est de m’ouvrir, désirer, accueillir et aimer cette main qui est tendue vers moi. Et m’abandonner en toute lucidité à l’amour incessant de Jésus ressuscité qui me cherche de toute éternité et qui crée toutes choses nouvelles. En toi, Seigneur, mon espérance.

Une chronique de Mgr Dorylas Moreau publiée dans L’Église de Rouyn-Noranda, vol. 13, no 3, novembre 2012.

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